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lundi 28 janvier 2008

Du bon usage des sondages

Ce dimanche, des sondages sont sortis sur les leaders de l’opposition et sont commentés. J’y note que M. BESANCENOT y a une place remarquée avec 14 % d’impression favorable !

Ce même jour un sondage grandeur nature a lieu à Chartres et en Hauts de Seine. Je n’ai entendu dimanche aucune information et le soir pas le moindre commentaire… Et pour cause !

A Chartes, le député UMP invalidé est derrière notre camarade Vallet qui progresse de 14 %. En Hauts de Seine, le maire socialiste de Clamart a progressé de 7 %.

Les deux tours seront disputés et j’espère accueillir avec plaisir mes nouveaux collègues socialistes à l’Assemblée.

La presse audiovisuelle n’a pas ou très peu commenté ces résultats. Etonnant …non ?

dimanche 27 janvier 2008

Pêcheur de voix

La situation des pêcheurs français est difficile : épuisement de la ressource et dangerosité du métier. Elle mérite toute l’attention du Gouvernement. Mais la façon dont Nicolas Sarkozy aborde la question me paraît doublement dangereuse.

D’une part, quelques semaines après avoir adopté les mesures du grenelle de l’environnement, voici que le Président déclare qu’il fera tout pour remettre en cause les quotas de pêche (seule méthode pour garantir la ressource halieutique à l’avenir). D’autre part, ces propositions très franco-françaises laissent présager une présidence française de l'UE qui privilégiera la préoccupation nationale lorsqu’elle sera effective : ceci inquiète déjà mes collègues européens.

Est-ce vraiment là une vision d’homme d’état ?

samedi 26 janvier 2008

La démocratie s'affiche mal

La devanture de ma permanence a été en partie recouverte cette semaine d’affiches se réclamant du comité pour le référendum du traité Européen.

Je suppose que l’on vise une députée qui a toujours clairement dit sa position pour le traité. Je constate que les bonnes vieilles méthodes d’intimidation restent la pratique de certains… dont je pense cependant sur bien des projets politiques, partager les espoirs.

Je regrette que cette pratique, peu écologique et brutale, soit encore de mise …. et bien sûr, elle ne me fera pas changer d’avis. Je ne pratiquerai pas la politique du pire par convenance idéologique.

jeudi 24 janvier 2008

Municipales, un soutien présidentiel modulable

Le candidat Sarkozy avait prévu que l’état de grâce ne durerait pas, puisqu’il avait envisagé de faire avancer les élections municipales à l’automne 2007.

Le Président de la République, fort de ses sondages, a un moment pensé que son image serait un fort soutien aux candidats UMP aux municipales.

Ses troupes ont vu le danger car des élus de droite ont constaté sur le terrain, les effets de la politique dans l’opinion.

Comme le président ne gouverne qu’avec un seul compas : les sondages, et que la chute de la popularité apparaît brutale, la participation présidentielle à ces élections n’est plus à l’ordre du jour aujourd’hui.

Je m’interroge encore sur à la solidité de la ligne politique d’un président aussi versatile.

Quelles énergies demain ?

Quelles énergies demain ?

La question, à mon sens, reste posée.

J'ai eu plaisir à assister lundi dernier au montage des premières éoliennes du département. C'était une nouvelle fois l'occasion d'évoquer notre avenir énergétique. Remarquons une chose. C'est chaque fois lorsque le prix du baril de pétrôle s'enflamme que l'on reprend la discussion sur ces sujets. Plus généralement, les intérêts économiques sont les seuls à peser, usant de l'argument écologique comme un pretexte et non comme une finalité.
Mais la maitrise de l'énergie et la protection de la planète ne sauraient être simplement l'oeuvre des fondations d'entreprises en mal d'investissements "verts" pour le paragraphe "Développement durable" de leur bilan annuel.

La course aux énergies renouvelables est donc relancée. Des centaines de millions d'euros sont investis, dans l'éolien par exemple, par la France notamment. Problème : le coût est extrêmement élevé. Pourquoi pas, à condition de le transformer en création d'emplois.
L'Union Européenne a fixé des objectifs extrêmement ambitieux. C'est bien. Je suis persuadée que l'Europe doit et peut devenir le modèle international sur les questions environnementales. Mais je crois aussi qu'il faut chaque fois prendre en compte les bilans énergétique et économique complets d'un procédé (fabrication, construction...). Exemple parlant : le bio-éthanol.

Enfin, je demeure persuadée que le problème de l'énergie c'est d'abord la maitrise de sa consommation. Je vois une réelle urgence dans l'investissement en faveur de l'éco-construction et l'éco-rénovation. Et le secteur public doit montrer l'exemple !

lundi 21 janvier 2008

L'Europe positive

Les propos sur l'Europe, aujourd'hui, n'évoquent souvent que discordes externes ou internes et les médias sont plus ardents à faire monter les craintes que voir la progression de l'Europe. J'en prends trois exemples de la récente actualité :

L'extension de l'espace « Schengen » qui permet aux citoyens de voyager en liberté et en sécurité de Brest à Riga depuis son extension aux pays entrés en 2004. Fêtée dans tous les pays qui ont connu le rideau de fer, cette décision n'a pratiquement pas été signalée dans les médias...J'ai même noté le soir de cette annonce sur une chaîne nationale que le seul reportage était consacré aux taxis contrebandiers entre le Kossovo et la Macédoine!

La mise en marche (grâce à l'intervention des états) du Projet GALILEO qui affranchira dans 5 ans l'Europe de la totale dépendance Américaine en matière de GPS. Cette décision (qui a montré l'échec des solutions « tout libéral ») rend une force considérable à l'Europe et seule l'organisation de l'Union pouvait la réaliser..Pourtant, j'ai le sentiment d'avoir lu plus d'articles sur les difficultés que sur la solution trouvée!

Aujourd'hui enfin, alors que la justice a tranché sur le procès de l'Erika, il faut savoir que la réglementation de la sécurité maritime a fortement été remaniée et durcie à l'échelle de l'Europe depuis ce naufrage et celui du Prestige. Décisions qui sont déjà suivies d'effets, de dispositions que seule l'Europe pouvait prendre.

Oui l'Europe avance avec trop de lenteur et de timidité, je le regrette mais j'y crois!

samedi 19 janvier 2008

La Rose et le Réséda

« Celui qui croyait au ciel, celui qui n'y croyait pas,
Qu'importe comment s'appelle cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle et que l'autre s'y dérobat »

Dans ce poème de la Résistance, Aragon a magnifié le sacrifice des combattants communistes comme Guy Môquet ou chrétien comme Estienne d'Orves. Rappelant que la lutte pour la liberté rassemblait au-delà des croyances.
Ces vers que beaucoup ont appris à l'Ecole me reviennent quand les mauvais propos du Président de la République remettent en cause la neutralité que devrait garder le président, Chef de l'état, et la laïcité dont le principe figure au premier article de notre consitution.
Citoyenne libre, lectrice comme tous et fière de l'histoire de la France, j'estime que le Président de la République s'enfonce dans ses discours successifs du Latran, du Vatican, du Ryad, dans une dérive dangereuse pour le respect de la liberté de penser.

jeudi 17 janvier 2008

Laïcité

La déclaration du Président de la République lors de son voyage au Vatican, affirmant vouloir remettre la religion au cœur de la vie de la cité, me choque. Ce ne sont pas des propos de circonstances ni une provocation gratuite car ils traduisent une autre conception de la République, et le caractère profondément conservateur du Président imprégné de ce qui se passe aux Etats-Unis.

En introduisant le concept de la « laïcité positive » et en critiquant notre modèle français où le fait religieux est considéré comme relevant du privé, Nicolas Sarkozy s’attaque à une valeur essentielle de notre démocratie.

Nul n’ignore l’héritage culturel légué par le christianisme dans l’histoire de l’Europe et de la France, mais y insister, comme cela a été fait à Rome, aboutit à nier les autres sources de l’identité française. C’est faire le jeu d’un communautarisme dangereux que de lancer un appel aux catholiques convaincus en ignorant les pratiquants des autres religions et les agnostiques.

Lorsque Jean-Pierre Raffarin se pique de théologie en déclarant que « l’apostasie n’est pas une force de progrès », il sort de son rôle. Les Chefs de l’Etat de la Vème République ont tous, jusqu’à ce jour, estimé que leur conception relevait du privé. Par son attaque de la morale laïque de Ferdinand Boisson, l’ancien premier ministre oublie que ce grand pédagogue, un des fondateurs de l’école de la République, fut longtemps un modèle européen. Il est vrai que dans le discours de Rome, le pasteur était préféré à l’instituteur !

Pour les Républicains, la laïcité est une valeur fondamentale. Elle garantit le respect des autres, de tous les citoyens. La remettre en cause, c’est commettre de graves fautes comme le souligne le philosophe Henri Pena-Ruiz : faute juridique en privilégiant une valeur spirituelle sur une autre ; faute politique en ne distinguant pas les convictions personnelles du président de la fonction et du mandat exercés au nom de tous les français ; faute morale en restreignant l’espérance au seul fait religieux ; faute historique en n’évoquant dans l’héritage chrétien de l’Europe, que la part positive et en oubliant inquisition et guerres de religion ; faute culturelle majeure enfin en revenant sur la conception d’une nation unie, et en exaltant le particularisme d’une religion.

Il ne faut pas laisser la France entraînée dans cette dérive politique et intellectuelle. L’article 1 de notre constitution nous rappelle que la France est une « république indivisible, laïque, démocrate et sociale ». C’est notre conception de la liberté et de la tolérance.

Catherine Coutelle

A lire aussi :
le trés bon édito de RéSo : "Dieu, Sarkozy et la civilisation"
le portrait d'Edgar Morin qui souligne l'écart entre ses écrits et les actes de Sarkozy

mercredi 16 janvier 2008

Je vote OUI au traité de Lisbonne

La discussion au sein du Parti Socialiste a été longue. Il est vrai que notre candidate avait porté pendant la campagne l'exigence d'un référendum.
Nous avons majoritairement approuvé, dans un souci d'unité, pour dépasser les divisions, de s'abstenir à Versailles le 4 février. Les sénateurs socialistes se sont également ralliés à se choix.

Je pense, personellement, avec la majorité exprimée et reconnue du Parti Socialiste, que l'Europe est partie intégrante de notre avenir, et qu'il faut, comme les socialistes l'ont fait depuis 60 ans, en être des acteurs exigeants.
La cacophonie interne au parti socialiste doit cesser, il doit être dépassé. Principale force d'opposition, nous avons le devoir de faire front uni face à la droite.
Pendant la campagne électorale, je vous l'avais dit : à l'Assemblée Nationale, le 6 février, je voterai la ratification du traité de Lisbonne, même si je le juge incomplet. Parlementaire aujourd'hui, je vous devais cette explication de vote.

lundi 14 janvier 2008

OGM, la nécessaire réflexion

J’ai reçu de nombreux appels à signature à propos des OGM et si je ne me suis pas encore prononcée, c’est que je souhaitais approfondir ma réflexion et ma propre connaissance du projet. Au terme de cette réflexion, et ayant écouté longuement des scientifiques et notamment un chercheur spécialiste de biologie génétique de l’INRA, j’approuve totalement, et je rejoins la décision de l’AFSA.

Le risque de dissémination de la nature est trop grand pour poursuivre les essais en plein champ sur ce maïs Monsanto …Le risque économique du monopole Monsanto est également considérable.

Cependant, je n’emploie pas un raisonnement idéologique à priori en souhaitant que la recherche continue en milieu contrôlé, car la France ne peut rester en retard sur ces travaux. Sur d’autres végétaux, les arbres en particulier, des travaux intéressants sont en cours.

Pour l’agriculture, je m’inquiète en revanche de la toute récente décision prise d’autoriser l’utilisation d’un nouvel insecticide, qui, après expérience, (pour l’interdiction des régent et gaucho) risque de porter un coup fatal aux abeilles.

vendredi 11 janvier 2008

J'irai voter "oui" à Versailles

Je voterai la prochaine ratification du Traité Européen de Lisbonne.

En 2005, je me suis engagée pour le oui au référendum et j’assume logiquement ce choix car je crois que la France a besoin d’Europe et l’Europe a besoin de la France. Pendant la campagne législative, j’ai réaffirmé mon engagement devant les électeurs.

Je voterai oui car le traité de Lisbonne sort l’Europe de l’ornière. Il y a des avancées : la présidence Européenne, le renforcement du rôle du Parlement, la désignation du Président de la Commission tenant compte des élections européennes, une référence à la charte des droits fondamentaux.

L’Europe est depuis des décennies au cœur des engagements socialistes. Nos camarades socialistes espagnols, portugais, italiens ont fait également ce choix de remettre l’Europe en marche. Il faut que conflits et déchirures internes soient dépassés par la cause européenne. Il faut se donner les moyens d’une Europe forte dans la mondialisation.

Ce traité est insuffisant, décevant sans doute. Mais par ces premières avancées, c'est le rendez-vous de l’Europe des libertés et des droits sociaux avec l’Histoire. Il ne faut pas le manquer !

J'entends la demande d'un référendum mais je ne peux me résoudre à ce que nous tombions dans ce piège. N'organisons pas nous même un plebiscite de Nicolas Sarkozy.

Il n'est pas question de faire échouer ce traité, encore moins de ne pas aller à Versailles.

Elue sur des convictions et pour un projet politique, j'irai porter le « Oui » souhaitant que se referme au plus vite ce temps de division et que s'ouvre celui de l'Europe.

jeudi 10 janvier 2008

Enfant de la république

Immigré, ouvrier à 17 ans, député à 32 ans, Raymond FORNI, Président de l’Assemblée Nationale, se définissait comme un enfant de la République. Personnellement je ne l’ai pas connu, mais j’ai été très marquée par l’hommage unanime rendu à l’assemblée.

Remarquable juriste, socialiste de conviction, il doit rester l’exemple de ce que la République a de meilleur dans sa capacité à accueillir, à former, à reconnaître les capacités des siens.

mercredi 2 janvier 2008

Meilleurs voeux

Je souhaite vous porter tous mes voeux pour 2008.

C’est l’occasion pour moi de vous souhaiter à vous personnellement et à vos proches : joie, santé, paix et la réalisation de vos espérances dans votre vie personnelle et familiale, dans votre travail et vos projets.

La période des vœux, c’est le moment où s’exprime le refus de la fatalité, la volonté de croire que demain, malgré les difficultés de notre société, de notre monde, il est possible de changer, de se battre pour plus de justice et d’équité, de continuer d’espérer. C'est aussi le moment d'être particulièrement attentif à ceux qui sont isolés, malades. Je n'oublie pas ceux qui souffrent.

6 mois sont déjà passés depuis le début de la législature pendant laquelle j’ai l’honneur de vous représenter à l’Assemblée. En députée d’opposition, avec mes camarades du groupe socialiste, j’ai participé à de nombreux débats publics et travaux de commissions. J’ai mesuré, à l’examen des textes votés et dans les orientations gouvernementales, combien pour cette année qui commence, nous devrons être présents, vigilants pour défendre nos idées, nos propositions.

L’égalité des chances, la justice sociale, le respect des droits de l’homme en France, en Europe, dans le monde, resteront nos préoccupations quotidiennes.

Vous souhaiter une bonne année, c’est vous assurer que pour le droit à la santé, la défense du pouvoir d’achat, la lutte contre toutes les formes de précarité, je serai à vos côtés.

Au début de cette année 2008, auront lieu les élections municipales et cantonales. Elles seront déterminantes pour notre vie quotidienne. C’est un combat que nous mènerons ensemble pour que notre cadre de vie local, la politique sociale de notre département, soient améliorés. C’est aussi un vœu de voir la Gauche remporter ces élections.

Au cours de cette année, et j’y apporterai ma contribution, le mouvement de rénovation du Parti Socialiste se poursuivra et se renforcera. Je souhaite que nous soyons en mesure de porter par nos propositions, nos innovations, nos initiatives, les espoirs que les Français attendent de la Gauche.