Le Colonel KADHAFI, dictateur lybien coupable ou complice de graves violations des droits de l’homme, est reçu ces jours-ci avec tous les honneurs de notre république.

Ceux qui trouvent à y redire se voient opposer un recadrage présidentiel.

De la même façon que j’ai signé il y a quelques jours l’appel « Ben Ali, 20 ans ça suffit » appelant les dirigeants de ce monde à condamner les exactions du chef de l'état tunisien, je ne peux pas accepter de voir notre pays se compromettre aujourd’hui avec le colonel lybien.

Manifestement, la perspective de contrats commerciaux rend la France totalement muette sur la scène internationale.
Nicolas Sarkozy avait promis la rupture. Nous l’avons ! Les droits de l’homme relèvent désormais de l’ancienne France.

Parce que notre pays ne joue plus son rôle dans le monde, j’ai refusé de participer à la rencontre organisée aujourd’hui avec M. Kadhafi à l’Assemblée Nationale.

Catherine Coutelle

 

"A défendre l'indéfendable, on excuse l'inexcusable" - Nicolas Sarkozy