Billets du lundi #5

LA SEMAINE PRECEDENTE…

– Intervention d’élus afghans
– Retraites des infirmières
– Fermeture de centres IVG en France
– Auto-entrepreneurs
– Violences intra-familiales
– Bois de Vernon
– EHPAD de Fleuré

LA SEMAINE A VENIR

– Pause parlementaire
– Voyage d’étude en Guyane et au Suriname


LA SEMAINE PRECEDENTE…

Intervention d’élus afghans

Mardi 24 février, j’ai rencontré, avec les députés socialistes, une délégation d’élus afghans et à leur tête Abdullah Abdullah.
Le leader de l’opposition afghane, ancien conseiller politique du commandant Massoud, a évoqué la situation politique et sociale de son pays. Il a insisté sur l’importance pour le gouvernement en place de comprendre les vrais besoins de la population afghane, qui aspire avant tout à la paix, une meilleure répartition du pouvoir, et des conditions de vie décentes.
Je l’ai interpellé, à cette occasion, sur la situation des femmes dans le pays et la menace que représente encore les talibans. Abdullah Abdullah a affirmé l’importance de l’instruction pour les 6 millions d’élèves, dont la moitié de filles, ainsi que l’essentiel respect de la constitution afghane, qui reconnaît théoriquement l’égalité Hommes/Femmes.

Retraites des infirmières

Contrairement à ce qu’affirmait encore récemment Nicolas Sarkozy, qui souhaitait « prendre son temps », la réforme du système de retraites s’accélère pour certaines catégories socio-professionnelles.
Notamment pour les infirmières, au vu du projet de loi sur le dialogue social dans la fonction publique, qui devrait être discuté dès la fin mars.
Mon collègue socialiste Henry Jibrayel, député des Bouches-du-Rhône, posait d’ailleurs mardi 23 février, une question au gouvernement à ce sujet. Non prise en compte de la pénibilité du travail, partenaires sociaux ignorés… Cette décision représente un passage en force de mauvais augure en vue du prochain débat sur les retraites.

Fermetures de centres IVG en France

J’évoquais la semaine dernière ma visite du centre IVG du CHU de Poitiers.
Face à l’augmentation des fermetures de centres IVG en France, l’inquiétude est palpable.
Selon le rapport de l’IGAS, le nombre d’établissements pratiquant l’IVG a en effet chuté de 729 à 639 entre 2000 et 2006. Nous n’avons, de surcroît, aucune raison de penser que ce mouvement s’est depuis ralenti, bien au contraire.
Les difficultés dans l’accès à l’IVG remettent en cause le droit aux femmes à disposer de leur corps. Je m’inquiète beaucoup de cette évolution nuisible aux droits fondamentaux de la Femme.
Je rendrai visite ces prochains jours aux animatrices du centre départemental du Planning Familial.

Auto-entrepreneurs

Je suis attentive, depuis plusieurs mois, à la mise en place du statut d’auto-entrepreneur et suis régulièrement interrogée sur ce dispositif créé par la Loi de Modernisation de l’Économie, en aout 2008. Les socialistes avaient défendu un certain nombre de mises en garde : insécurité juridique pour les clients, concurrence déloyale pour les artisans et professions libérales, risques sociaux du statut.
La majorité reconnaît enfin ces problèmes en demandant par un amendement à limiter à deux ans ce statut (380.000 déclarations d’auto-entreprises en un an et demi).
Déjà en juin 2009, les socialistes avaient eu gain de cause lorsque le ministre Novelli annonçait qu’il rendait obligatoire l’inscription au répertoire des métiers ainsi que la validation de la qualification dans le secteur de l’artisanat, afin de prémunir les artisans contre une attaque en règle de leurs métiers.
Mieux vaut tard que jamais, même si, comme le souligne mon collègue François Brottes, « l’auto-entreprenariat, loin d’être la réponse miracle affichée par le Gouvernement, reste un cache misère en période de crise, qui permet à de nombreuses entreprises de détourner le statut du salariat, mettant les travailleurs en situation de précarité aggravée. »

Violences intra-familiales

En début de semaine, je rencontrais les responsables au commissariat de police de Poitiers de la cellule de lutte contre les violences intra-familiales. Jeudi, nous examinions et votions la proposition de loi contre les violences faites aux femmes.
Cette bataille est désormais une priorité du commissariat de Poitiers. J’ai pu échanger sur leurs objectifs : une meilleure information et une meilleure organisation avec des personnels très réactifs. Lorsqu’une femme dépose une simple main courante (beaucoup ne font pas la démarche jusqu’à la plainte), les informations sont quand même transmises au parquet et le mari ou conjoint violent très souvent convoqué.
Ce meilleur suivi a entrainé une augmentation du nombre de faits signalés : plus de 20 affaires par mois !
Le travail plus étroit avec le tribunal, la formation des personnels (à l’écoute des témoignages de femmes notamment) renforceront à l’évidence cette lutte indispensable.

A l’Assemblée Nationale, la loi, voulue par la majorité et l’opposition, a fini par être adoptée, non sans quelques débats animés !
Par exemple, nous, députés d’opposition, avions réclamé un titre de séjour de 10 ans pour la femme migrante victime d’un conjoint reconnu coupable et condamné. Les députés UMP ont refusé d’offrir cette protection à ces femmes. Nous étions à quelques voix de l’adoption grâce à un soutien des centristes. Un titre d’un an devrait être accordé dans ces situations.

Nous avons surtout insisté sur la nécessité de mieux connaitre les faits. La forme des couples et leur fonctionnement a beaucoup évolué. Il faut mieux comprendre les processus qui aboutissent aux violences.
Le nombre de décès sous les coups d’un conjoint et le nombre de plaintes sont en augmentation. Mais nous n’en savons pas davantage.
En 2000, une grande enquête nationale sur ces violences (Enveff) avait été menée. Nous avons demandé qu’elle soit renouvelée 10 ans après. Refus de la majorité.

Autre désaccord. J’ai réclamé un observatoire national des violences intra-familiales. La majorité l’a refusé au faux prétexte de son coût financier et en arguant de la création d’un observatoire européen. Mais que peut-être cet observatoire de l’Union Européenne s’il n’est pas alimenté par les travaux de chacun des pays membres ?

La proposition de loi a été adoptée à l’unanimité de l’Assemblée. Elle sera examinée en avril par les sénateurs pour une adoption définitive en juin normalement.

Bois de Vernon

Avec le président de l’association des chasseurs de Vernon et un technicien de la Fédération départementale de la chasse, je me suis rendu dans le Bois de Vernon et j’y ai observé les zones de passage des deux tracés alternatifs de la LGV Poitiers-Limoges. 142 « grands animaux » (cerfs, biches et leurs faons) viennent d’être comptés dans ce bois que l’un des tracés couperait en deux. Un échange intéressant qui fait suite à d’autres rencontres sur les communes du sud-est de la circonscription.

EHPAD de Fleuré

Vendredi, j’ai pu visiter la résidence Saint Thibault, l’EHPAD de Fleuré. Depuis la pose de la première pierre à laquelle j’avais participé, il y a eu bien du changement. Les locaux sont magnifiques et semblent fonctionnels et très agréables pour la vie quotidienne des résidents et des personnels.
L’établissement, géré par l’association Les Foyers de Province, accueille 38 lits dont une place d’accueil de jour et une unité de vie de 10 lits réservée aux personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer.
J’ai longuement échangé avec le directeur de la structure, Marc Barbillat, sur les enjeux et les difficultés de l’hébergement des personnes âgées. Un véritable défi pour les années à venir !


LA SEMAINE QUI COMMENCE…

Pause parlementaire

Depuis jeudi, et jusqu’au 21 mars, nos travaux sont suspendus. Chaque année, l’Assemblée s’arrête quelques jours à la fin de l’hiver. Cette année, cette pause parlementaire permet à tous de participer aux campagnes électorales. De nombreux collègues sont engagés dans la bataille des régionales. Pour ma part, je serai ces jours-ci aux côtés des socialistes pour conserver la région à gauche. J’ai déjà participé à plusieurs moments de campagne (marchés, etc.), réunions cantonales et débats (Lundi dernier, j’assistais à une soirée intéressante sur l’insertion dans les locaux du CAPEE). Mais cette suspension me permettra également de multiplier les visites de terrain et d’aller à la rencontre des entreprises et associations, des élus et habitants de la circonscription.

Voyage d’étude en Guyane et au Suriname

Du 3 au 6 mars, je pars en Guyane dans le cadre de mon travail parlementaire au sein du groupe d’études SIDA. Avec l’organisation Aides, comme nous l’avions fait au Burkina Faso il y a un an, nous nous rendons dans les régions bénéficiaires pour un regard de contrôle et de prospective sur l’utilisation du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, que la France alimente avec de nombreux autres pays.

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