Retraites : le direct de l’hémicycle

Ce lundi, je vous propose de vivre comme si vous y étiez le débat sur les retraites ces derniers jours…

Mardi 7 septembre

15H-16H : Lors de la séance des questions d’actualité, les députés SRC ont interpellé le gouvernement sur son projet et ont fait part de leurs propositions pour une réforme juste et équilibrée

16H15 : C’est parti pour 50 heures de débat. Le groupe SRC a un temps de parole de près de 20 heures et défendra 166 amendements

16H30 : Eric Woerth défend sa réforme avec ses excuses habituelles. Et en premier lieu : « on n’a pas le choix ». C’EST FAUX, et les députés SRC vont faire part de leurs contre-propositions

17H15 : Les rapporteurs UMP succèdent à George Tron. Tous défendent sans surprise (et sans vigueur) la réforme.

18H20 : Marisol Touraine défend la motion de rejet préalable pour le Groupe SRC. (voir son intervention en lien sur le billet précédent)

19H20 : Quelques minutes avant le premier vote, les rangs de la majorité sont vides, preuve de l’intérêt porté aux débats. Les députés de l’opposition sont très présents et mobilisés

19H45 : La motion SRC est rejetée par les députés de la majorité, absents des débats mais revenus en masse pour voter… Eric Woerth était absent pour ce premier vote ! Il préfère s’expliquer au Journal Télévisé que dans l’hémicycle

21H30 : Reprise des débats avec la motion de renvoi en commission des députés communistes puis la Discussion Générale avec plus de 40 inscrits

Mercredi 8 septembre

10H45 : Sortie du Conseil des Ministres et annonces de Nicolas Sarkozy. Maintien du recul de l’âge de départ à la retraite, toujours pas de prise en compte de la pénibilité, aucun nouveau financement… Le message de la journée de mobilisation de la veille n’a pas été entendu

15H : Reprise des débats et rappel au règlement de Jean-Marc Ayrault pour faire le point sur les nouvelles annonces de ce matin et prendre acte du durcissement politique du gouvernement

15H30 : Rappel au règlement de Marisol Touraine  » Il n’y a pas de nouveauté pour les salariés qui ont défilé hier dans la rue. Les aménagements proposés par Nicolas Sarkozy ne sont que du bricolage ». Les députés SRC souhaitent une réunion immédiate de la Commission des Affaires Sociales

16H15 : Reprise de la Discussion Générale, encore 30 intervenants inscrits. L’examen des amendements ne débutera que ce soir

22H : Reprise de la séance publique après une réunion de la Commission des Affaires sociales qui a examiné les amendements déposés aujourd’hui par le gouvernement. Toujours aucun élément sur les mesures pour les salariés aux carrières longues

22H05 : Suite et fin de la Discussion Générale, encore 9 intervenants

23H30 : On passe à l’examen des articles. Avant l’article 1er, l’opposition défend une mesure emblématique : la suppression du bouclier fiscal. Il n’est pas acceptable de proposer des mesures nouvelles de financement de notre système de protection sociale et de maintenir parallèlement ce dispositif qui profite aux contribuables les plus aisés de notre pays.

23H50 : Marisol Touraine donne des chiffres éloquents : un célibataire gagnant 100 000 euros par an ne paiera qu’un prélèvement de 202 euros pour les retraites !

Jeudi 9 septembre
9H30 : Reprise des débats avec l’examen de l’article 1er, qui institue le Comité de pilotage des régimes de retraite. Pour Pascal Terrasse, « il s’agit d’un nouveau comité Téodule » inutile et redondant avec le Conseil d’Orientation des Retraites

12H : Sous la pression des interpellations, le ministre du travail Eric Woerth vient de reconnaître que la réforme des retraites n’est nullement due aux évolutions démographiques que le gouvernement invoquait jusqu’à présent, mais était la conséquence de la crise financière. L’aveu est de taille. Il confirme ce que les députés socialistes ne cessent de dire depuis le début de ce débat : le gouvernement fait payer aux salariés et particulièrement aux plus vulnérables (les ouvriers, les femmes, les précaires) la facture de la faillite du système bancaire et financier.

15H : La séance de l’après-midi débute avec la suite des amendements à l’article 1er. C’est l’occasion de s’interroger sur le sens même de cette réforme. Répartition, financements, charges sur les générations futures : deux visions antagonistes s’affrontent.

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