Avec l’ONU, « tous unis contre les violences faites aux femmes »

Catherine Coutelle participait hier à une conférence de Nicole Ameline, présidente du CEDAW, le comité de l’ONU contre les violences faites aux femmes. Présente en tant que soutien à la promotion de la campagne internationale lancée par l’ONU sur le sujet, la députée de la Vienne expliquait à cette occasion la place de la Délégation aux droits des femmes (DDF) dans cette mobilisation internationale. Elle annonçait également le lancement le 26 juin à l’Assemblée Nationale d’un nouveau groupe d’études parlementaires intitulé « Genre et droits des femmes à l’international », qu’elle coprésidera avec la députée des Français d’Europe du Nord, Axelle Lemaire.

Comment agir par la loi ? Pourquoi faut-il lier les questions de droits des femmes et de développement dans les objectifs de l’ONU post 2015 ? Quel rôle pour la société civile dans la lutte contre les violences faites aux femmes ? Hier en trois temps, Nicole Ameline, députée du Calvados, ancienne ministre des gouvernements Juppé et Raffarin et désormais présidente d’un des huit comités spéciaux de l’ONU, exposait sa vision des engagements de chacun et des nécessaires mobilisations de tous pour lutter contre les violences faites aux femmes dans le monde. Un événement s’inscrivant en soutien à la campagne d’information lancée en 2008 par le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, campagne intitulée « Tous unis pour mettre fin à la violence faite aux femmes ».

« Joindre les forces face à une pandémie mondiale »

Quel objectif pour l’ONU ? Il s’agit d’un « effort pluriannuel qui vise à prévenir et éliminer les violences faites aux femmes et aux filles dans toutes les parties du monde », explique avant tout le site de l’organisation internationale. « La campagne appelle les gouvernements, la société civile, les organisations de femmes, les jeunes, le secteur privé, les médias et l’ensemble du système des Nations Unies à joindre leurs forces pour faire face à la pandémie mondiale des violences faites aux femmes et aux filles. Elle vise à inciter tous les pays à atteindre les cinq buts suivants d’ici 2015 : mise en place et application d’une législation nationale afin d’attaquer et punir toutes les formes de violence envers les femmes et les filles ; adoption et mise en œuvre de plans d’action nationaux multisectoriels ; renforcement des systèmes de collecte des données sur la prévalence des violences faites aux femmes et aux filles ; lancement de campagnes de sensibilisation et mobilisation sociale ; prise en compte de la violence sexuelle dans les situations de conflit. »

La présidente de la DDF en soutien

Sur ces questions qui dépassent les clivages partisans, Catherine Coutelle expliquait hier au cours de la conférence en quoi la DDF « joint ses forces » à l’effort onusien en y contribuant pleinement dans son rôle. Outre leur intervention dans l’écriture de la loi avec un prisme « égalité femmes-hommes », les députée-e-s qui en sont membres se saisissent aussi de leur pouvoir de contrôle pour « évaluer les politiques publiques, sur le territoire national bien sûr », explique Catherine Coutelle ; « mais notre but est aussi, et j’y tiens, d’intervenir en évaluation des politiques de développement de la France dans le monde », ajoute-elle pour pointer un travail qui reste encore à opérer pour la DDF. Les député-e-s de la DDF aborderont ce travail notamment avec l’audition prochaine de Hélène Conway-Mouret, Ministre Déléguée aux Français de l’Etranger, sur son action en matière de lutte contre les mariages forcés.

Pour contribuer à la mobilisation onusienne, la création récente par l’Assemblée d’un groupe d’études « Genre et droits des femmes à l’international », portée par la députée de la Vienne et coprésidée avec Axelle Lemaire, contribuera aussi à l’objectif en permettant d’attirer l’attention des parlementaires sur les grands rendez-vous internationaux. Les travaux du groupe seront d’ailleurs lancés très prochainement, le 26 juin, à l’occasion d’une conférence intitulée « Genre et droits des femmes à l’international : état des lieux et perspectives – Comment la diplomatie et les politiques de coopération françaises peuvent agir pour faire progresser l’égalité femmes-hommes dans le monde ? »

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Audition de Nicole Ameline il y a quelques semaines devant la Délégation aux Droits des Femmes

1 commentaire

  1. Bonjour
    La CEDAW ( Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination against Women ) c’est la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (Cedef en français).
    bien cordialement

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