Aux parlementaires polonais : respectez le droit fondamental à l’avortement

COMMUNIQUE

Catherine Coutelle,
Députée PS de la Vienne,
Présidente de la Délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale

Maud Olivier,
Députée PS de l’Essonne
Responsable des droits des femmes pour le Groupe Socialiste, Ecologiste et Républicain

Cécile Untermaier,
Députée PS de Saône-et-Loire

Elisabeth Pochon,
Députée PS de Seine-Saint-Denis

Aux parlementaires polonais :
respectez le droit fondamental à l’avortement

Hasard du calendrier en cette journée mondiale pour le droit à l’avortement, nous recevions dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale une délégation de parlementaires polonais, invités par le groupe d’amitié parlementaire franco-polonais. Suite à l’examen par le parlement polonais d’une loi extrêmement rétrograde et attentatoire au droit des femmes à disposer de leur corps, nous tenons à rappeler notre attachement au droit à l’IVG.

Les parlementaires polonais ont accepté la semaine dernière d’examiner une loi d’initiative citoyenne qui prévoit une peine de prison de cinq ans pour les médecins et les patientes pratiquant une IVG. L’avortement ne serait plus autorisé que dans un seul cas : lorsque la femme enceinte est en danger immédiat. Il était déjà extrêmement restreint en Pologne, puisqu’autorisé dans trois cas seulement : risque pour la vie ou la santé de la mère, examen prénatal indiquant une grave pathologie irréversible chez l’embryon et grossesse résultant d’un viol ou d’un inceste.

Nous nous associons aux 173 député.e.s qui ont soutenu le texte de loi alternatif et progressiste visant à légaliser l’avortement, présenté par des actrices et acteurs de la société civile polonaise. La majorité des député.e.s l’a rejeté au profit de cette proposition de loi rétrograde.

Faut-il le rappeler, interdire l’IVG ne réduit pas le nombre d’IVG pratiquées. Les femmes continuent d’avorter. Mais celles qui n’ont pas les moyens d’aller à l’étranger le font avec des méthodes dangereuses. Toutes les 9 minutes dans le monde, une femme meurt suite à un avortement réalisé dans de mauvaises conditions.

Le droit à l’avortement est un droit fondamental. Nous souhaitons son inscription dans la Charte européenne des droits fondamentaux et des sanctions de l’Union européenne contre les Etats-membres ne le respectant pas. Nous l’avons réaffirmé en 2014, à l’occasion des 40 ans de la loi française de légalisation de l’avortement, par le vote d’une résolution par l’ensemble des groupes politiques de notre Assemblée.

Contact : Jérôme Picaud – 06 75 86 04 69 – jpicaud.ccoutelle@gmail.com

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